L’engouement pour les actes esthétiques, à commencer par le Botox, se confirme chez les hommes. Objectif : avoir l’air frais.

Aux États-Unis, on parle déjà de «phénomène de société». Signe incontestable de sa popularité, on a déjà trouvé un néologisme pour baptiser cette tendance : le «brotox», contraction entre «brother» (frère, mec) et botox. Longtemps, on a cru les hommes guère concernés. Comme immunisés contre les complexes corporels et épargnés par les injonctions sociales sur le corps. Complètement désintéressés par toutes les procédures esthétiques. Laissant aux femmes, et à une poignée d’acteurs ou de présentateurs de télé, injections, interventions, liposuccions, produits de comblement et autres liftings.

Oui mais voilà, il y a la fameuse ride du lion, bien calée entre les deux yeux et qui donne un air sévère. Les paupières tombantes qui font un regard fatigué. Les sillons d’amertume autour de la bouche, le double menton, les pattes d’oie. Le visage qui perd en volume. Tous ces signes du temps qui passent et qui marquent les mines. S’ils se sont tenus à bonne distance des cabinets de chirurgies et de médecines esthétiques, les hommes sont de plus en plus nombreux à venir squatter les consultations en quête d’une cure de jouvence express. Les hommes n’ont certes pas attendu ces dernières années pour prendre soin d’eux.

La manne masculine

Selon les statistiques de l’American Society of Plastic Surgeons, le nombre d’interventions cosmétiques pour les hommes a ainsi augmenté de 273 % depuis 1997. En 2014, ils auraient fait l’objet de plus de 2,7 millions d’actes esthétiques. Ils représenteraient désormais presque 14 % du marché.

Dans le top 5 des chirurgies esthétiques effectuées en 2014, on trouve les rhinoplasties, les opérations des paupières, les liposuccions, des opérations de gynécomastie (ablation des seins) ou encore les opérations des oreilles décollées. Mais à l’instar du secteur, les hommes sont de plus en plus portés sur la médecine esthétique, un ensemble de gestes n’impliquant ni anesthésie, ni bistouri, ni interruption des activités. Et en tête de ces demandes, la championne incontestée reste l’injection de toxine botulique qui empêche les muscles à l’origine de la formation de rides de se contracter. En seconde place, l’acide hyaluronique qui permet de combler les rides au niveau des «plis d’amertume» et des sillons entourant les lèvres  mais qui peut aussi combler des joues creusées ou regalber des pommettes.

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